Amis restaurateurs, il est temps de répercuter la baisse de TVA
11/08/2009 16:14 par dlr14ème_62
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Amis restaurateurs, il est temps de répercuter la baisse de TVA
11/08/2009 16:14 par dlr14ème_62
J’ai milité pendant des années aux côtés des restaurateurs français pour leur permettre d’obtenir un taux de TVA réduit à 5,5 %. Leurs arguments m’avaient en effet convaincu.
J’ai salué à cet égard le succès diplomatique de la France et la ténacité du Président de la République qui a su obtenir l’accord de ses partenaires européens. Il faut en effet être objectif et savoir reconnaître quand un engagement est respecté.
Mais, après quelques jours de vacances, comme tous les Français, je constate que la plupart des restaurateurs ne jouent pas le jeu. Cette baisse de TVA qui coûtera en année pleine, 3 milliards d’euros aux contribuables, et donc au peuple français, n’est pas répercutée sur le consommateur. C’est un véritable scandale.
Le Gouvernement se félicite de voir la moitié des restaurateurs jouer le jeu, mais quand on regarde dans les faits, l’engagement de ces derniers ne porte que sur sept plats, et en général les moins attractifs !
Les restaurateurs de leur côté disent devoir investir pour mettre aux normes leurs locaux ou affirment augmenter les salaires de leur personnel. Mais là aussi, surprise : à part quelques primes, combien d’accords réels ont été signés ? Les fédérations professionnelles sont-elles capables de rendre des comptes ?
Cette légèreté dans l’application de cette décision, tant de la part du Gouvernement que des restaurateurs, donne une fois de plus aux Français le sentiment que notre pays est gouverné au gré des intérêts particuliers.
J’avais proposé pour ma part, un contrat entre le Gouvernement et les restaurateurs, où l’ensemble des prix aurait été systématiquement baissé d’un pourcentage représentant entre une moitié et un tiers de la baisse de TVA, le reste étant laissé aux restaurateurs pour la rémunération du personnel et les efforts d’équipement. Cela aurait eu le mérite de la simplicité. Les consommateurs auraient pu vérifier si leur restaurateur préféré jouait le jeu.
En définitive, parce je les ai toujours soutenus, j’ai le devoir de dire aux restaurateurs qu’il faut d’urgence changer de comportement s’ils veulent garder l’estime de nos compatriotes.
NDA
Au nom de la liberté !
11/08/2009 16:05 par dlr14ème_62
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Au nom de la liberté !
11/08/2009 16:05 par dlr14ème_62
Adresse à celles qui portent volontairement la burqa
Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l’un, pachtoune (Afghanistan/Pakistan) pour l’autre, allez-vous continuer à cacher l’intégralité de votre visage ?
Ainsi dissimulée au regard d’autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes. Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu’à la connivence d’un sourire ?
Dans une démocratie moderne, où l’on tente d’instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n’est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne vous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres. Alors je m’interroge : pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble, ce qui fait tant souffrir nombre de femmes là- bas ?
En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l’offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos soeurs opprimées qui, elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez. C’est aujourd’hui votre choix, mais qui sait si demain vous ne serez pas heureuses de pouvoir en changer. Elles ne le peuvent pas... Pensez-y.
Elisabeth Badinter
Source : Le Nouvel Observateur, semaine du jeudi 9 juillet
Changer les règles de la finance pour pouvoir changer les choses
10/08/2009 16:28 par dlr14ème_62
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Changer les règles de la finance pour pouvoir changer les choses
10/08/2009 16:28 par dlr14ème_62
Comment réglementer les banques ?
La crise financière a eu le mérite de révéler au monde que les règles prudentielles encadrant les activités des banques n’étaient clairement pas assez prudentes. Mais où placer la barre aujourd’hui.
Un manque de réglementation
Le montant minimum de capitaux propres dont doit disposer une banque est fixé depuis 1988 par le comité Bâle, qui regroupe les patrons des banques centrales. Les premières règles (ratio Cooke de 8% de fonds propres sur l’ensemble des engagements de crédit) a été remplacé en 2004 par les accords Bâle 2, dont l’idée est de prendre en compte le risque potentiel des différents engagements. Il faut donc noter que les hommes politiques ont abandonné la réglementation de la finance à leurs banques centrales.
Et clairement, l’automne 2008 a montré que les exigences de fonds propres étaient insuffisantes pour affronter la tempête financière que nous avons connue. Cette faiblesse est d’autant plus inexcusable que le monde a connu récemment de nombreuses graves crises financières qui auraient du permettre de fixer des règles suffisantes pour éviter que les Etats ne soient appelés au chevet de banques trop imprudentes. C’est dans ce contexte-là que The Economist étudie le niveau des ratios prudentiels.
Quel niveau pour les ratios prudentiels ?
Première nouvelle, l’hebdomadaire anglais affirme que les règles de Bâle autorise les banques à un ratio de capitaux propres sur actifs de seulement 2%, sachant que les gouvernements anglais et étasuniens demandent en général 4%, pondéré par le risque des actifs. Cela amène deux réflexions. Tout d’abord, le choix d’un mécanisme qui prend en compte le risque est extrêmement dangereux puisque ce même risque était largement sous-estimé avant la crise, ce qui aboutit à des ratios trop faibles.
Ensuite, il n’y a pas besoin d’être un Mozart de la finance pour comprendre qu’avoir des capitaux propres de l’ordre de 2 ou 4% des actifs est complètement insuffisant pour affronter une baisse des cours de bourse de 50% en moins d’un an, même si les actifs des banques sont diversifiés. Bloomberg a ainsi estimé qu’il aurait fallu des ratios de 10%, voir 12% pour que les banques n’aient pas besoin de l’intervention publique, ce qui reviendrait à limiter sérieusement l’effet de levier des banques.
Quelques pistes pour la réforme de la finance
Mais la réforme des ratios prudentiels n’est qu’un élément parmi d’autres pour remettre la finance au service de l’économie réelle, et non l’inverse. Elle est importante car elle limitera l’effet de levier, qui a joué un puissant rôle démultiplicateur de la crise et qu’il convient donc d’encadrer au maximum. Imposer aux banques de détenir 10 à 15% de capitaux propres sur leurs actifs serait un moyen très sûr pour réduire la taille des bilans des institutions financières et donc le risque qu’elles font peser.
Mais cela ne sera possible qu’en interdisant totalement le hors bilan, qui permet de tricher avec les règles (à un point les engagements hors bilan de Citigroup atteignait 1200 milliards de dollars, la moitié du bilan de la banque étasunienne). Ensuite, il faudra sans doute renoncer à la prise en compte du risque, qui n’est qu’un moyen de jouer avec les règles. De puis, il faudra encadrer la rémunération des banquiers pour limiter les comportements dangereux. Enfin, une taxe Tobin permettrait à la fois de limiter la spéculation et de faire davantage contribuer le monde financier à la collectivité.
Malheureusement, il est peu probable qu’un tel changement ait lieu : aucun des grands dirigeants de la planète ne semble être intéressé par une profonde remise en question. La réforme sera malheureusement a minima, ne nous prémunissant donc pas d’une nouvelle crise…
Source : The Economist, le 11 juin
A lire où à relire !
10/08/2009 11:16 par dlr14ème_62
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A lire où à relire !
10/08/2009 11:16 par dlr14ème_62
Mémoires
Date de parution : avril 2000
Format : 11 cm x 18 cm
Nombre de pages : 1505
ISBN : 2070115836
Outre un reflet précieux sur son époque, les Mémoires du Général De Gaulle sont le témoignage d’un brillant destin écrit par lui-même avec une maîtrise de la langue française rarement atteinte.
Sommaire :
Mémoires de guerre :
- L'Appel (1940-1942)
- L'Unité (1942-1944)
- Le Salut (1944-1946)
Mémoires d'espoir :
- Le Renouveau (1958-1962)
- L'Effort (1962-...)
La France dans le monde
10/08/2009 10:53 par dlr14ème_62
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La France dans le monde
10/08/2009 10:53 par dlr14ème_62
L’affaire Clotilde Reiss n’est qu’un épisode de plus démontrant la faiblesse de plus en plus caractérisée de la diplomatie française. Pourquoi cela ? Pourquoi
la France a-t-elle perdue de son aura dans le monde ?
Qu’il est loin le temps où tous les Etats respectaient et craignaient notre Nation. Entre 1959 et 1969, même les USA et l’URSS se méfiaient de notre réaction. Aujourd’hui c’est l’inverse,
la Russie ne nous écoute plus, les USA nous méprisent, les Etats européens ne nous respectent plus et le tiers monde, où
la France était jadis vue comme un médiateur privilégié, aujourd’hui nous haïssent.
Que s’est –il passé en 40 années ?
La démission des élites face à la mondialisation forcée, la perte progressive de nos droit fondamentaux en matière d’Etat au profit de l’Union Européenne (Monnaie, frontières, économie,…), la perte de repères primordiaux par nos concitoyens, le renoncement aux valeurs qui ont fait notre République et depuis peu, pour ne pas arranger les choses, l’arrivée à l’Elysée d’un président américanophile et mondain.
Voilà ce qui s’est passé !
Pour ne pas sombrer plus avant, il nous faudra enlever ce mal dont
la France souffre. Pour cela, il nous faudra retourner aux fondamentaux qui ont fait la grandeur de
la France.
C’est ce à quoi s’atèle DLR avec le Gaullisme comme boussole !
PW
Condoléances
07/08/2009 12:13 par dlr14ème_62
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Condoléances
07/08/2009 12:13 par dlr14ème_62
DLR14ème circonscription du Pas de Calais tenaient à présenter ses plus sincères condoléances à la famille de Madame Maryline Delattre, habitant Méricourt, décédée tragiquement avec sa petite fille sur
la RN
10 à Bonneval (Eure et Loir). Nous assurons son compagnon et sa fille de notre soutien dans cette épreuve.
Vous avez dit souverainiste ?
07/08/2009 11:59 par dlr14ème_62
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Vous avez dit souverainiste ?
07/08/2009 11:59 par dlr14ème_62
Pour tous ceux, et notamment les 123 électeurs Héninois, qui doutaient encore de la mauvaise foi de Philippe de Villiers, nous pouvons assurément leur dire aujourd’hui que celui-ci les a trahis, et au-delà, trahis
la France
! Le doute n’est plus de mise puisqu’il y a peu, Philippe De Villier a rejoint le Comité de liaison des partis politiques soutenant Nicolas Sarkozy. Le MPF n’a plus dés lors aucunes crédibilité puisqu’il a rejoint des formations qui ont ratifiés le traité de Lisbonne, le retour à l’OTAN et autres forfaitures contre la souveraineté nationale. Désormais, seul DLR se trouve légitime dans ce combat que beaucoup, à commencer par les Euro – béats, jugent d’arrière garde. L’avenir nous prouvera le contraire et les Français nous rejoindrons en masse dans ce combat qui passera par la restauration de la souveraineté nationale trop longtemps bafouée par l’UE.
PW
« La petite soupe »
06/08/2009 21:07 par dlr14ème_62
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« La petite soupe »
06/08/2009 21:07 par dlr14ème_62
Philippe de Villiers a cédé ! Il vient de rejoindre la Majorité Présidentielle en acceptant de siéger au Comité de liaison des formations politiques qui soutiennent Nicolas Sarkozy.
Cette décision attriste toutes celles et tous ceux qui, même s’ils ne partageaient pas les convictions de Philippe, lui reconnaissait une certaine constance. Comment le président du MPF peut-il désormais soutenir un Président de la République dont il a contesté récemment les principales décisions (Traité de Lisbonne, retour dans l’OTAN, etc, etc…) ?
Philippe de Villiers pour se justifier, déclare se sentir plus efficace pour incarner le souverainisme à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur. Qui peut sincèrement croire une telle énormité ? Je lui souhaite bon courage !
Ceux qui, lors des élections européennes, me reprochaient de ne pas faire alliance avec Philippe de Villiers, comprennent donc aujourd’hui pourquoi j’étais si méfiant. Je connaissais en effet les contacts réguliers entre Philippe de Villiers et l’Elysée et je me doutais bien qu’un jour ou l’autre cela finirait ainsi. Je ne voulais pas participer à une énième trahison de nos électeurs.
Il nous revient désormais à Debout la République de rassembler toutes celles et tous ceux qui refusent une France abaissée et politicienne. Beaucoup de cadres du MPF nous ont déjà rejoints ou s’apprêtent à le faire. J’ai demandé à toutes nos fédérations de les accueillir à bras ouverts car, n’en doutons pas, la mascarade politique d’aujourd’hui appelle obligatoirement à un sursaut. Il nous revient de le préparer.
Comment croire, en effet, que notre pays puisse continuer à dériver ainsi. La caste dirigeante qui nous gouverne n’osant pas s’attaquer aux racines des problèmes.
Un moment d’ailleurs, nos compatriotes avaient cru que Nicolas Sarkozy en aurait la volonté. Mais les postures ne font pas une politique et la situation se dégrade de jour en jour :
• Sur le plan économique, la compétitivité des entreprises françaises s’effondre (euro cher, charges trop lourdes), les PME ferment les unes après les autres et seules, les banques qui tondent les Français, et les entreprises du CAC 40 qui investissent à l’étranger, masquent ce recul historique.
• Sur le plan budgétaire, les déficits explosent car seul l’assistanat peut éviter la révolte sociale, nos concitoyens supportant, de moins en moins, deux poids deux mesures qui servent de politique. D’un côté les privilèges, notamment fiscaux, de l’autre le chômage de masse.
La cohésion nationale, enfin, est ruinée par une immigration non contrôlée qui nourrit les ghettos de nos banlieues.
Face à cela, la politique gouvernementale se limite à des effets de manche, à des mesurettes pour se donner l’illusion d’agir mais se refuse à porter le fer sur les causes réelles du mal :
• Une Union Européenne qui asphyxie notre économie, par l’Euro cher et le libre échange déloyal. • L’absence de contrôle aux frontières et la pensée unique qui interdisent une vraie politique migratoire. • La proximité avec les grands groupes du CAC 40 et les banquiers, qui empêche de mettre l’économie au service du pays. • La volonté de plaire qui consiste à dépenser toujours plus, sans s’assurer des recettes.
Certains me diront : que peut-on faire ? Les Français ont la tête ailleurs, les principaux médias sont très proches du pouvoir, la Gauche ferait bien pire et même Philippe de Villiers abandonne.
Mais c’est justement parce que le couvercle est vissé fermement sur la marmite que cette dernière explosera.
Gardons alors notre cap, affirmons nos convictions républicaines et gaullistes et proposons des mesures très concrètes pour sortir la France de cette crise.
Car le grand paradoxe est que notre pays dispose de quantités d’atouts ; au premier rang desquels les Français qui aimeraient être considérés comme des adultes.
Redonner à notre pays les moyens de maîtriser leur destin en encadrant l’Union Européenne, renforcer la compétitivité de notre économie en s’appuyant sur nos PME, garantir la cohésion sociale en combattant les privilèges et en restaurant le modèle républicain, voilà les axes de notre projet. Nous en parlerons abondamment à nos Universités de Rentrée.
NDA
Concurrence déloyale en Europe : Bruxelles dit "non" aux transporteurs routiers français
06/08/2009 15:51 par dlr14ème_62
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Concurrence déloyale en Europe : Bruxelles dit "non" aux transporteurs routiers français
06/08/2009 15:51 par dlr14ème_62
Cabotage routier : Bruxelles rejette la demande française de moratoire
PARIS, 23 juillet 2009 (AFP) - La demande française d’activer la "clause de sauvegarde" pour obtenir un moratoire sur l’élargissement du cabotage routier en Europe a été rejetée par Bruxelles, a-t-on appris jeudi, une décision qui a suscité le mécontentement des transporteurs.
Le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a informé les organisations professionnelles de ce refus dans un courrier dont l’AFP a eu copie. Mais il assure que "les échanges vont se poursuivre entre les autorités françaises et la Commission", notamment en matière de "réglementation sociale".
Le cabotage routier permet à un transporteur d’un pays de l’Union européenne d’effectuer un transport intérieur dans un autre pays. Le 1er mai dernier, le cabotage a été élargi à sept nouveaux pays (Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie, Estonie, Lettonie, Lituanie).
Le vice-président de la Commission Antonio Tajani, en charge des Transports, a estimé que la mise en oeuvre de la clause de sauvegarde n’apparaissait "pas envisageable au regard des principes adoptés à l’échelle européenne par les chefs d’Etat et de gouvernement" dans le contexte de la crise, précise M. Bussereau dans son courrier.
Paris avait demandé le 30 avril à Bruxelles de pouvoir faire jouer la "clause de sauvegarde", qui aurait suspendu pendant six mois en France l’élargissement du cabotage, compte tenu des difficultés actuelles du secteur routier et de l’impact potentiel de cette mesure. La France est concernée par un tiers du cabotage européen.
Les organisations professionnelles se sont depuis plusieurs mois alarmées des conséquences négatives de l’ouverture du cabotage à de nouveaux pays sur un secteur déjà touché par la hausse des prix du carburant l’an dernier, puis par la crise économique.
"Le cabotage aggrave la chute des prix" en raison de la concurrence des transporteurs des pays de l’Est, a ainsi jugé Nicolas Paulissen, délégué général adjoint de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR).
"Nous regrettons profondément la décision de la Commission et l’incapacité du gouvernement français à obtenir cette clause de sauvegarde" et "demandons au gouvernement ce qu’il a l’intention de faire pour aider ce secteur en difficulté", a déclaré à l’AFP M. Paulissen.
945 défaillances d’entreprises de transport routier ont été enregistrées dans la première moitié de 2009, selon la FNTR, qui prédit la perte de 40.000 emplois au cours de l’année.
M. Bussereau fait valoir pour sa part dans son courrier que "toutes les dispositions ont été prises" pour anticiper l’application en France des nouvelles mesures d’encadrement du cabotage. Ces mesures au niveau européen ont été arrêtées en juin 2008.
L’encadrement permet de limiter le cabotage à trois opérations sur le territoire national dans un délai de sept jours.
En France, ces mesures ont été inscrites dans le projet de loi sur les transport ferroviaires, actuellement examiné au Parlement. La rédaction du décret d’application du nouveau dispositif est en cours, selon M. Bussereau.
"On espère que ce sera bien voté à l’automne prochain, mais des pays comme l’Allemagne et l’Espagne avaient déjà anticipé la réglementation européenne dans leur législation nationale dès l’année dernière", souligne M. Paulissen.
23/07/2009 14h27 GMT - TRANSPORT-ROUTE-UE - Nouvelles de France - AFP
la trahison des économistes de Jean-Luc Gréau
04/08/2009 16:30 par dlr14ème_62
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la trahison des économistes de Jean-Luc Gréau
04/08/2009 16:30 par dlr14ème_62
Collection le Débat
Livre Broché
256 pages
Edition Gallimard
11/09/2008
ISBN : 9782070121304
Jean-Luc Gréau contre le néolibéralisme
Après « l’avenir du capitalisme », où il annonçait, dès 2005, le risque d’une crise financière et prenait position pour une meilleure régulation des échanges commerciaux, Jean-Luc Gréau revient avec un nouvel opus où il règle ses comptes avec la pensée néolibérale avec brio.
La dénonciation des idées reçues
Jean-Luc Gréau n’est pas content, et cela fait plaisir à lire ! C’est avec un talent de conteur inédit qu’il décide de s’attaquer aux idées reçues de notre époque. La première à subir un sort est le modèle de développement des pays asiatiques, dont il souligne qu’ils combinent « des marchés intérieurs fermés aux biens de consommation étrangers et des productions nationales tournées vers l’exportation ». Ce modèle, inventé par le Japon, puis copié par la Corée, Taiwan ou maintenant la Chine, assure un développement économique par l’association du protectionnisme et du libre-échange des autres pays…
Il s’attaque ensuite à la théorie qui supporte le libre-échange en ridiculisant littéralement la pensée (datée) de Ricardo. Il montre bien qu’en dehors des matières premières, la théorie des avantages comparatifs ne fonctionne pas car « lorsqu’ils existent, (ils) ne sont pas attribués une fois pour toutes » comme le montre l’ascension de la Chine dans les produits électroniques. En outre, il souligne les dangers qu’une spécialisation à outrance ferait finalement peser sur la concurrence… Enfin, il fait un sort à l’idée de société post-industrielle en soulignant que la consommation de produits industriels tient mieux que la production.
Jean-Luc Gréau s’attaque ensuite au mythe d’une France en faillite. Il explique comment nous sommes passée de 21 à 65% du PIB de dette depuis 1980 mais tempère le jugement des cassandres en soulignant que, comme le Japon, nous ne sommes pas endettés vis-à-vis de l’étranger, au contraire des Etats-Unis. Il souligne le rôle de la baisse de l’inflation dans la hausse de la dette, du fait de la hausse brutale induite des taux et accuse clairement le passage à l’euro puisque notre dette a bondi de 32 à 58% du PIB de 1992 à 1998. Il attaque également le gouvernement Jospin, qui a dilapidé les fruits de la croissance.
Enfin, lors d’une passionnante rétrospective de l’histoire des banques centrales, il s’en prend à leur indépendance en soulignant ce que les deux cas particuliers doivent à l’histoire : aux Etats-Unis, ce sont les banques privées qui ont constitué la Fed en 1913, et l’Allemagne a subi un épisode hyper inflationniste douloureux. Il souligne que leur indépendance n’a pas assuré un moindre dérapage inflationniste dans les années 70 et que ce sont les politiques qui ont vaincu l’inflation dans les années 80. Il dénonce en outre la dérive actuelle de banques qui semblent surtout soucieuses de protéger la valeur des actifs financiers.
Les limites du néolibéralisme
Après ce florilège réjouissant, Jean-Luc Gréau reprend sa mission de démontage des limites du système économique actuel. Il rappelle rapidement que la libéralisation financière associée à la libéralisation du commerce pousse à une déflation salariale par la recherche du coût du travail le moins cher possible, « déconnectant alors la rémunération du travail de la productivité ». Il montre alors comment cette déflation salariale a été compensée dans certains pays par l’explosion de l’endettement, notamment aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, où les ménages sont endettés à hauteur de 100% du PIB (+ 30 points en dix ans).
Il évoque ensuite naturellement la première partie de la crise des subprimes (le livre a été écrit au printemps 2008) comme un roman, démontant l’ensemble des mécanismes qui ont abouti au désastre actuel, soulignant le rôle de l’effet de levier et attribuant la crise à un « krach du crédit ». Il dénonce la titrisation des créances des banques, qui « constitue un reniement du métier traditionnel du banquier » et souligne les excès de la spéculation, qui fait qu’un baril de pétrole peut être échangé 480 fois avant d’être livré…
Il attaque un monde où « les innovateurs de tout poil de la nouvelle finance cherchent à disséminer les risques qu’ils démultiplient par leurs innovations ». Il attaque également les hedge funds, dont Charlie McCreevy, commissaire européen estimait en juin 2007 qu’ils « faisaient du bon travail » et que « si des règles devaient leur être appliquées, il appartenait aux gérants des fonds d’en décider ». Enfin, il revient sur son jugement très positif des Private Equity de son dernier livre pour souligner leurs limites. Il conclut malheureusement sur le fait que le système est en train de se sauver par des injections massives d’argent.
Quelques pistes pour l’avenir
Ecrit au printemps 2008, ce livre ne prend pas en compte l’accélération terrible de la crise de l’automne dernier. En revanche, on peut dire qu’il l’anticipe quelque peu quand l’auteur affirme « qu’il suffirait qu’un risque systémique se matérialise pour que les prêteurs jusqu’ici complaisants rétablissent des primes de risque » pour les emprunts d’Etat, ce qui s’est vérifié. De même il souligne que la crise va remettre en cause « le courant vigoureux d’exportations de biens d’équipement qui a sauvé d’un marasme total les économies allemandes et japonaises » : leur production industrielle est en baisse de 15 et 20% fin décembre…
L’auteur est un peu plus court sur les solutions à apporter. Il détaille en revanche davantage sa proposition de protectionnisme européen en recommandant la mise en place de tarifs proportionnels à l’écart de salaires avec le pays concerné, sur le modèle de ce qui existe sur les vélos, où plus de 60% de notre consommation est produite localement. Il prend l’exemple de la Suède jugeant la stabilité du capital de ses entreprises, sa stricte régulation financière et son indépendance monétaire comme des atouts essentiels. Il conclut par sept propositions intéressantes pour sortir l’Europe de l’impasse néolibérale.
Avec ce nouveau livre, Jean-Luc Gréau confirme son statut d’économiste alternatif. Il démontre, avec un brio inédit qu’il est aujourd’hui un des meilleurs critiques des dérives néolibérales, tant par la force de ses arguments, très bien illustrés, qu’un talent, nouveau, de conteur.
Laurent Pinsolle, porte-parole de Debout la République